<![CDATA[ conseils aux communes]]> http://belmihoub.dzblog.com Ex.administrateur des services communaux des années 1980 et début 90. Ayant vécu de très près les mutations de 1990. Actuellement installé dans une profession libérale.J'ai écris des articles dans "Révolution Africaine" "Liberté" et "El moudjahid" fr Tue, 17 Jun 2008 17:34:13 GMT Tue, 17 Jun 2008 17:34:13 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[Des nominations de secrétaire général de communes]]> http://belmihoub.dzblog.com/article-245903.html     Lu dans El Watan du 17/06/2008page 28 rubrique on vous le dit : " A Alger seuls les sg de Bachdjarah et Alger Centre sont confirmés"  à l'échelle nationale "moins d'une vingtaine sur les 1541 communes sont confirmés" 

 où se situe le problème?

           Les carences en matière de gestion des commune peuvent se résumer à cette insuffisance de nomination des Secrétaire Généraux des communes qui reste tributaire de beaucoup de paramètres dont, l'essentiel,relève de la hiérarchie. Un décret présidentiel de 1999 (DP 99.240 du 29/10/1999)transfère  la nomination des secrétaire généraux des communes chef lieu de Wilaya au président de la république par décret présidentiel  c'est à dire que la nomination des 48 Secrétaires Généraux des villes chef lieu de wilaya relèvent désormais des services de la Présidence de la République alors  qu'avant les nominations des Scrétaires Généraux de Communes se faisaient par arrêtés ministériels et relevait du Ministère de l'Intérieur.Déjà à ce moment le Secrétaire Général du ministère de l'Intérieur ne signait les arrêtés de nomination de S.G de commune que parcimonieusement et, heureux étaient les Scrétaires Généraux  qui étaient "confirmés" c'est à dire nommés en tant que tel. C'est pour dire que ceux qu'on accuse souvent à tort de pratiques bureaucratiques sont eux même victime de cette bête immonde qu'est la bureaucratie.

    L'explication de cette lenteur se situe à deux niveau. d'abord , reglementaire car souvent les dossiers sont incomplets ou mal préparés, ce qui donne lieu à des rejets entre services ( Ministère,Présidence de la République, Wilaya, Daïra) qui sont préjudiciables au fonctionnaire; ensuite il y a la rigueur due à la fonction publique qui est un service de contrôle de légalité des nominations. Il faut aussi préciser que rares étaient les fonctionnaires communaux qui remplissaient les conditions de titre et d'ancienneté recquises pour occuper l'emploi spécifique de S.G de Commune. En deuxième lieu il y a les lenteurs que l'on peut réellement qualifier de bureaucratiques. En effet, très souvent le fonctionnaire qui fait confiance à l'administration pour traiter son dossier se rend compte que celui-ci moisi dans un tiroir ou carrément égarés,dans ce dernier cas il sera tout simplement "sommé" de fournir un autre dossier et c'est ainsi que très souvent le cadre local qu'est le Secrétaire Général de Commune  se trouve à la merci d'un agent de bureau du ministère,de la Wialaya ou de la daïra qui , par inconscience professionnelle ou par négligence a omis ou égaré le dossier en question.

     On peut ajouter à ces deux types de blocage des nominations des Secrétaires Généraux de communes une raison qui nous paraît être sinon essentielle du moins importante, c'est celle de la place de la fonction communale et du S.G de commune en particulier dans la fonction publique à la limite du mépris ( cette question fera l'objet d'un texte ici même).

    Pour ce qui est de la nomination des S.G des communes chef lieu de Wilaya,il parait que les services de la Présidence de la République ont exigé du Minitère de l'Intérieur de présenter un seul dossier des 48 Secrétaires Généraux de ces communes  et ont rejeté les dossiers individuels. Ce qui peut s'expliquer pour des raisons pratiques , éviter de multiplier les dossiers et d'opérer pour une seule procédure certainement pour éviter les rejets répétitifs et les incohérences dans les dossiers. Mais cette procédure est préjudiciable aux S.G qui avaient présenté leurs dossiers à temps qui doivent patienter en attendant que leurs collègues préparent les leurs. 

Ces impondérables dont est victime le SG de commune sont réèls et constituent un handicape majeur qui influe sur le rendement du fonctionnaire.Nous n'abordons pas dans ce écrit le problème du statut juridique du Secrétaire Général qui est un problème de fond indépendant de la question des nominations qui peut être imputer à la bureaucratie, procédurière sujette à des critiques objectives.

La conséquence de cette situation est qu'en 2008,contrairement aux années du XXeme ciècle, les communes sont pouvus de cadres qui peinent à être considérés à leurs juste valeur.D'un coté les autorités politiques ne cessent de soutenir "l'importance des communes et leur rôle" de l'autre on voit bien que  Secrétaires Généraux de communes peinent à être considérés à leur juste valeur. Comment,dans ces conditions, exiger la qualité du service public quand le 1er responsable de l'administration,l'épine dorsale de la commune se débat dans des problèmes subjectifs qui prêtent à sourir sous d'autres cieux? 

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Tue, 17 Jun 2008 17:34:13 GMT http://belmihoub.dzblog.com/article-245903.html
de "la coopération décentralisée" des communes http://belmihoub.dzblog.com/article-240922.html              La  ministre  française de l’intérieur a plaidé pour « une coopération décentralisée » avec les communes algériennes.

  Comment ce sujet est-il vu du côté algérien ?

       Pour répondre à cette question il est utile de consulter le code communal qui ne traite nullement  de cette question et se limite à « la coopération intercommunale ». Mais l’observation de la pratique des relations des communes avec leurs homologues étrangères nous édifie quelque peu sur la question.

        En effet tous les algériens constatent à travers les informations que lors des visites des responsables des communes étrangères,notament françaises, dans notre pays ceux-ci ont des contactes avec les représentants de l’Etat ( les walis) alors que le Président  de l’Assemblée Populaire Communale ( Maire ) est tenu à l’écart sinon totalement ignoré. Cela s’est passé pour la visite de Bertrand De Lanoé,  Maire de la ville de Paris qui a été reçu comme un ministre. Il a été reçu par le ministre de l’intérieur, et pourtant nous n’avons pas eu connaissance des discussions qu’il aurait eu avec son homologue d’Alger Centre ( Commune de Sidi M’hamed).un autre exemple est celui du jumelage de la ville de Mascara avec le Comté d’El Kader, cette collectivité des USA qui, parait-il, a été baptisée en honneur à l’Emir, natif de Mascara.Ce jumelage a été l’œuvre du Wali de l’époque,frère du président de la République Chadli Bendjedid. Ce haut fonctionnaire a bénéficié de toutes les visites dans ce village des USA, et c’est à peine s’il s’est fait accompagné du Maire qui, bien sur devrait resté à l’écart et laisser le 1er rôle au représentant de l’Etat alors que ceux qui le recevaient dans le pays de l’oncle SAM étaient des élus du comté qui n’avaient jamais demandé l’avis des autorités gouvernementales ou fédérales de leur pays. Ces deux exemples nous renseignent sur le rôle dévolu à l’élu de la commune.

         Donc devant le vide du code communal, voulu et étudié, les autorités politiques jouent sur du velours pour marginaliser les élus dans la coopération avec les collectivités locales étrangères. Mais sur le fond cette situation nous renseigne sur le degrés de confiance et de crédibilité qu’accordent les autorités politiques au personnel des communes, élus et fonctionnaires sans distinction. Pourtant aussi bien le code communal que le discours politique proclament « la commune : entité territoriale de base,jouissant de la personnalité morale et de l’autonomie financière… » . Mais cet énoncé n’est pas allé au terme de la réflexion en donnant aux communes l’autonomie de décision dans leur coopération avec leurs homologues étrangères.

            Peut-on espérer une évolution dans le nouveau code, qui est attendu selon les annonces des responsables mais dont on n’a pas encore vu la réalisation à cause « des priorités » ? C’est le vœux de tout un chacun, mais il faut se limiter aux décisions des responsables du secteur c'est-à-dire le ministère de l’intérieur et des collectivités locales et surtout des intentions politiques car les communes constituent un secteur très important pour lui laisser une certaine liberté dans la coopération avec l’étranger selon les vœux de la ministre de l’intérieur français.         

           Reste maintenant à savoir si cette annonce ( ce vœux ) des français va éveiller la conscience des responsables politiques sur l’importance des relations des communes avec leurs homologues étrangères à l’ère du village planétaire pour qu’ils optent pour une « libéralisation » de cette  coopération et donner aux élus locaux la chance et la latitude de profiter  de ces relations.     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sun, 18 May 2008 19:27:30 GMT http://belmihoub.dzblog.com/article-240922.html
profil du candidat aux élections communales http://belmihoub.dzblog.com/article-181892.html                Est ce que le candidat doit connaître tous les citoyens de sa commune? Cela est possible pour une petite commune mais qui s’avère difficile pour une ville. Il reste que c’est  là le vœu du citoyen ; celui-ci n’aime pas être méconnu par son élu. Un citoyen n’aime pas que le candidat donne l’impression qu’il ne le connaît pas personnellement. Mais nos candidats cherchent dans ce thème la solution  de facilité c'est-à-dire favoriser une certaine catégorie de personnes dites influentes ou notables de la commune pour s’assurer le soutien du reste de la population locale. Que se passe-il sur le terrain ? D’une part le candidat fait sa campagne en donnant l’impression qu’il maîtrise parfaitement les problèmes de la population à travers les personnes en parlant par ordre de priorité des problèmes « personnels » : logement et emploi ;  équipements publics : eau, routes, écoles, centres de santé, assainissement, éclairage public, hygiène et salubrité ; relationnels ou politique locale : concertation, réception et dialogue.

            C’est ainsi que les candidats sillonnent les quartiers pour les grandes villes, et les douars et dechras pour les communes rurales dans des démarches empririques qui ne répondent à aucune logique de marketing électoral et souvent en dehors des cadres de la campagne qu’il s’agisse des lieux, des programmes de différents partis, les candidats font souvent cavalier seul en mésestimant ou ignorant leurs colistiers. D’ailleurs c’est la raison pour laquelle les candidats d’une même liste se livrent une bataille féroce pour figurer en tête sinon en bonne position; et souvent la position du candidat dans la liste donne lieu à de difficiles  négociations entre candidats qui  négocient  cette position en fonction de leurs influences personnelles supposées ou réelles sur l’électorat locale d’où les partis qui tendent à choisir leurs candidats en fonction de ce critère malgré la forme qu’ils mettent pour faire croire au programme du parti et au choix de compétences. Cette campagne se poursuit jusque et surtout à la dernière minute précédent le scrutin et le jour même parce que l’électorat est versatile d’une part et de l’autre les promesses, surtout d’avantages personnels, faites aux personnes influentes donnent lieu à des enchères électoralistes. Les occasions prévilligiées sont les fêtes (ouâda et taâm des saints de la commune), les obsèques, et autres rencontres de gens des douars et dechras.   

        Ceci explique le comportement des citoyens envers leurs élus : une fois à la tête des  communes. Ceux-ci ne peuvent satisfaire les promesses faites durant la campagne soit par méconnaissance de leurs attributions soit par intrigue, le but étant de parvenir à être élu, soit de bonne foi en pensant bousculer les pratiques, chose qui ne peut se réaliser sans l’aval  des textes en premier le code communal qui est, en dépit des apparences, ignoré par les candidats qui, souvent, font une lecture « littéraire » et « idéalisée » du texte sans se faire assister par des spécialistes. Mais une fois devant la responsabilité, la tutelle leur explique le sens des expressions qu’ils avaient du assimiler différemment. Les citoyens de la cité, voyant que leurs élus n’avaient pu réaliser les promesses faites, se rabattent soit sur les responsables administratifs – chefs de daïra,walis, et ministres et président de la république- par des réclamations, des pétitions, des lettres ouvertes, soit à travers la rue par des manifestations souvent violentes: blocages des routes, sabotages d’équipements publics, destruction d’édifices etc.., d’où le déficit en relation publique de nos élus qui se contentent de briguer la responsabilité sans y être préparé intellectuellement mais surtout politiquement et techniquement car la gestion d’une commune ne se résume pas aux réunions qui se répètent et n’apportent pas de solutions pour preuve des ordres du jour se répètent durant toute un mandat; ce qui veut dire que les problèmes qui sont posés durant ces réunion ne sont pas résolus. Une bonne gestion des réunions veut que l’ordre du jour doit débuter par les solutions apportées aux problèmes posés durant la précédente réunion et ne passer à d’autres ordres du jour qu’après avoir trouver des solutions aux problèmes précédents. D’autres appellent ce phénomène « crise de confiance » du citoyen envers l’administration (l’Etat) en général et l’élu en particulier. Il n’y a pas meilleur exemple que celui de la distribution des logements sociaux qui relevait auparavant des communes et qui a été transféré à la daïra, le président de l’APC n’assistant que comme membre.

    Quelle est la parade pour que le candidat fasse une campagne digne de ce nom ? Il nous semble que les standards de campagnes telles que connues dans les pays occidentaux sont à évacuer en raison de la spécificité et de la sociologie politiques du pays d’une manière générale, ensuite pour ce qui est des moyens de communication: du niveau d’instruction de la population, de la conscience politique et de son encadrement civique et politique. Le contacte directe est une constance dans toutes les sociétés. Cependant la question diffère selon les opportunités et le cadre. D’abord, la connaissance parfaite  des textes régissant les communes ( pas uniquement le code communal) mais aussi leurs possibilités  financières, matérielles et en encadrement compétent, sont des préalables nécessaires à l’élu s’il cherche l’efficacité au détriment des promesses qui ne seront jamais réalisé et dont il reçoit inéluctablement les  contrecoups par des manifestations ( dans le sens général) de rejet qui seront de conséquences graves pour son avenir politique car le citoyen aura conclu tout simplement qu’il lui a menti. Donc l’élu doit  avoir accès aux budgets et comptes de sa commune (surtout ceux des exercices précédents) pour avoir une idée précise sur la consistance de ce budget, la provenance des ressources et leurs répartition en recettes et en dépenses ainsi que le tableau des effectifs qui reflète la composante du personnel communal, son niveau et sa répartition. Ce dernier point,ignoré par tous les candidats aux élections communales, est d’une importance capitale pour la simple raison que toute l’activité du responsable est soutenue par l’encadrement en personnel ce qui,malheureusement, fait souvent défaut parce qu’une catégorie  d’élus « s’appuient » sur certains employés en fonction de critères subjectifs (familiales,claniques,partisanes,clientéliste, opportuniste) l’autre ignore totalement cet aspect en pensant que, naïvement ou par calcul à la neutralité du fonctionnaire. Il semblerait que l’Etat ait voulu consacrer la neutralité du fonctionnaire  communal en se réservant son contrôle par le recrutement ce qui, malheureusement, n’a pas eu l’effet attendu sauf à de rares exceptions parce que aussi bien dans la réalité qu’à travers le code communal, le fonctionnaire communal reste prisonnier des contingences électorales, surtout pour ce qui est du secrétaire général à qui est souvent reproché toutes les tares de la commune. L’Etat se plait à laisser ce corps dans cette situation inconfortable entre les pressions des élus, les exigences de la gestion administrative et financière et la non maîtrise du personnel qui relève directement de l’élu. Donc une clarification du statut du secrétaire de commune doit être une priorité pour une gestion efficace et dans l’intérêt de l’élu qui aura ainsi un cadre juridique dans lequel il peut exercer sa mission.]]>
Fri, 28 Sep 2007 13:29:27 GMT http://belmihoub.dzblog.com/article-181892.html
comment le pouvoir garde un oeil sur les communes http://belmihoub.dzblog.com/article-177907.html

  De prime abord faut-il souligner que le président de l’Assemblée Populaire Communale est soumis à un parrainage politique et doit faire l’objet d’un consensus au sein et en dehors de l’assemblée par les associations et les personnalités administratives et notables locaux. Ceci est une réalité connue et vécue dans nos communes car  je vois les puristes du droit s’allier naïvement ou de connivence avec les « défenseurs des acquis de la révolution algérienne » me mettre sous le nez l’article 48 du code communal. Ceux là, souvent de bonne foi pour les puristes du droit, mais toujours par calcul bassement politicard pour les praticiens de la politique locale, veillent à la conservation des privilèges dont ils jouissent. Cette logique juridique a fonctionné une seule fois où le choix du président de l’assemblée populaire communale a échappé aux défenseurs des « acquis de la révolution » c’était en Juin 1990 lorsque le FIS -front islamique du salut-  avait remporté les élections locales mais pour tomber dans  une autre logique celle qui obéît à un autre cercle, celui des religieux qui souvent jouent le double rôle celui des défenseurs des « acquits de la révolution » et celui de « la voie de Dieu ».           

                 Cette introduction est destinée à dissiper le malentendu sur le choix du président des APC dont le pouvoir central surveille l’activité et le rôle au-delà de ce qui est stipulé dans le code communal.

     Le second volet, et pas des moindre, dont le  pouvoir s’en sert pour garder un œil sur les communes c’est la fiscalité qui relève totalement de l’exécutif et dans laquelle la commune n’a aucun mot à dire que ce soit à travers ses élus ou son personnel administratif. D’ailleurs c’est à ce dernier qu’échois la mission et le rôle de faire valoir et de « défendre » l’autonomie de mission des communes mais il se trouve museler par le code communal qui le met, quelque soit son statut ( secrétaire général comme le reste du personnel) et son niveau ( ingénieur ou administrateur) sous la subordination du président d’APC qui obéît, comme nous l’avons vu plus haut, à des considérations politiques.

  «  comment voulez-vous que, moi, élu par 300.000 voix, je sois dirigé par une personne  non élue, sans aucune crédibilité si ce n’est un décret de nomination ? » ( liberté du 21 Décembre 2002) s’était interrogé un élu lors d’un séminaire. Mais il avait oublié que le décret nommant cette personne, c'est-à-dire le wali,est signé par le président de la république qui  est élu par des millions d’électeurs !donc c’est une logique juridique implacable.Quant à la crédibilité il n'y a qu'à remarquer les requêtes des citoyens adréssées aux walis pour s'apercevoir que ceux-ci accordent plus de crédibilité au représentant de l'Etat qu'à l'élu. Ce phénomène peut s'expliquer par le comportement et le discour politique des dirigeants et par le rôle des médias lourds envers le citoyen mais aussi par la conscience du citoyen que ses problèmes sont mieux et efficacement pris en charge par le wali que par le représentant de la commune.C’est pour dire que le débat ne se situe pas à ce niveau mais au niveau du statut de la commune elle-même. M. Josselin, une personnalité politique française représentant une association des élus dans l’héxagone se plaint de  la centralisation des décisions quand il s’agit des jumelages, par exemple. Un constat de visu, d’après le suivi des informations lorsqu’une personnalité,élue d’une commune, visite notre pays elle est accueillie par le wali,représentant de l’Etat, et les pourparlers et autres discussions sur les affaires locales se déroulent avec ce représentant de l’Etat en l’absence du président de l’APC. Ceci a été vérifié même pour la ville d’Alger où les élus locaux sont mis sur la touche et les rencontres et discussions sur les problèmes de la commune se déroulent avec le wali et son personnel.

        Le ministre chargé des collectivités locales s’insurge contre les articles de l’actuel code communal sur la nomination du président , le quorum pour le retrait de confiance,le nombre de sièges mais effleure à peine le problème essentiel, celui de la fiscalité locale qui échappe totalement aux communes ( El Watan du 1er Septembre 2007). Celle-ci est centralisée à deux niveau : au ministère de l’intérieur duquel dépend le fond commun des collectivités locales qui gère et répartit certains impôts et au ministère des finances par l’intermédiaire des receveur des contributions diverses qui gèrent en tant que comptables des communes le budget communal. Il serait fastidieux et inutile de rentrer dans les détails des impôts qui sont répartis par l’une et l’autre des deux administrations.

        Donc les communes doivent disposer de l’autonomie dans la collecte et la répartition de l’impôt mais là aussi les responsables des communes doivent savoir que cette autonomie a son revers c’est celui de la compétence et l’expertise dans la gestion d’un budget communal car il faut dire que les responsables des communes se complaisent dans cette situation qui leur assure l’aisance et le confort de laisser la tutelle, le ministère des finances et de l’intérieur,gérer,collecter  et répartir les impôts. Donc ce transfert nécessite du personnel compétent. Ors la mission de formation du personnel relève du ministère de l’intérieur ; on voit le cercle vicieux dans lequel on se trouve. L’Etat acceptera-t-il de lever son emprise sur les communes en les dotant d’un code communal qui consacre l’autonomie et surtout en formant le personnel locale dans les domaines des finances, de l’urbanisme, l’hygiène,l’administration, l’environnement ? C’est à travers ces domaines d’intervention que le pouvoir central tient en laisse les communes. Donc le problème de l’autonomie de la gestion des communes relève de la volonté politique et non de celle des élus locaux.          

 

 

 

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Fri, 14 Sep 2007 11:50:25 GMT http://belmihoub.dzblog.com/article-177907.html
quel régime électoral pour les communes? http://belmihoub.dzblog.com/article-155086.html                                                                                                          

         Quel système électoral pour assurer l’efficacité de la gestion des communes ? D’après la position officielle des partis politiques qui composent l’alliance présidentielle et détiennent à eux trois la majorité à l’APN (mais aucun n’a pu l’assurer tout seul) le système de la proportionnelle est appelé à être abandonné pour cause d’émiettement des voix d’abord et surtout de l’instabilité que ce système génère du fait de la dispersion des voix et de l’émergence de « petits partis » qui jouent les troubles fête en voulant avoir leur mot dans les décisions. Cette situation a abouti souvent à des retraits de confiance et des mécontentements préjudiciables pour la bonne marche des affaires de la commune. Voici la position officielle des partis politiques émergents, surtout le FLN pour contrer le système de la proportionnelle. Est-ce là un argument objectif et neutre ?

       Dans les pays qui appliquent ce système la question est vue d’un autre angle. Qu’en est-il en Algérie ?Il est de notoriété que le système de la proportionnelle favorise les « petits » partis mais son avantage est de permettre une représentation plus équilibrée de la classe politique et donne d’avantage de choix au citoyen électeur. Alors pourquoi ce qui est considéré comme un avantage sous d’autres cieux est une tare que l’on veut accoler à ce système chez nous ? La raison nous parait être relevant de la politique d’abord, de la moral politique ensuite et, enfin, souffrir d’une approche « dictatoriale » de la représentation populaire suivant la perception des politiques algériens encore marqués par les méthodes de la période de la révolution basées sur les pratiques expéditives de règlement de compte.

    En effet, tandis que chez les nations européennes, le souci des dirigeants est la représentation populaire la plus large possible dont la proportionnelle est jugée garantir plus de justice et d’équité. Encore que la proportionnelle en Algérie n’est pas appliquée dans son intégralité et son origine comme en Angleterre. Chez nous, la culture politique et l’héritage historique aidant, il n’y a plus de place pour les « petits ». Le FLN voit grand et le fait savoir à chaque occasion ; ses hommes s’accommodent mal d’un partage de pouvoir. Alors le pouvoir local ne doit pas faire exception. Les dirigeants politiques dont il est question ressassent à longueur d’interventions télévisées et radiophoniques du service public, propriété de l’Etat, les difficultés que rencontrent les communes à se stabiliser en citant les « retrait de confiance » et autres intrigues politico juridiques dont seuls les tenants du régime ont le secret. C’est la transposition des méthode de pouvoir d’en haut (les hautes sphères de l’Etat) à l’échelle locale. Mais à l’échelle locale on fait porter la casquette de ces difficultés au régime électoral de la proportionnelle. Il faut tout de suite préciser que le régime de la proportionnelle a été adopté par l’Algérie dans une période où le pays était boudé par les étrangers et accusé de répression à l’encontre des islamistes. Les dirigeants algériens avaient adopté ce régime à l’époque comme gage de démocratie à l’égard des ONG et institutions internationales de défense des droits de l’homme. On avait alors loué les avantages de ce régime électoral comme étant le meilleur. Maintenant que le pays s’est quelque peu stabilisé que les problèmes ne sont plus les mêmes, les hommes politiques du FLN et leurs alliés de la « famille révolutionnaire » reviennent à la charge et trouvent des défauts au régime électorale qu’ils louaient durant la crise parce qu’il ne faut pas oublier que la proportionnelle avait été rejetée par le régime dans le code électoral d’avant et adopté donc sous la pression internationale. Les dirigeants semblent se conformer aux situations suivant la position et l’état politique du pays donc une stratégie conjoncturelle qui change en fonction des crises du régime politique en mal d’adaptation.

     La loi électorale va être changée et on s’achemine vers le retour au régime électoral de la majorité qui est à l’avantage des « grands » partis et ferait l’affaire du FLN.   

  

 

 

 

 

          Prochain article : Comment le régime politique tient à garder un œil sur le « pouvoir » local ?

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Wed, 06 Jun 2007 08:31:36 GMT http://belmihoub.dzblog.com/article-155086.html
silence de l'administration et citoyenneté http://belmihoub.dzblog.com/article-98367.html           La presse algerienne a rapporté le cas de ce chercheur holandais qui, faisant des recherches sur le méridien de Grinwitch, solicita le visa d'entrée en Algerie pour y mener ses recherches comme il l'a fait pour tous les pays traversé par cette ligne imaginaire. Mais voilà que notre ambassadeur en Hollande transmet la demande au mae en Algerie qui lui n'a pas daigné répondre, mettant le chercheur dans une situation inconfortable parce qu'il avait préparé son périples à travers plusieurs pays africains qui lui avaient répondu sauf le notre qui observa un silence . Que vaut ce silence en Algérie en droit comme en politique?

         En droit il est stipulé que le silence de l'administration pendant une période 4 mois équivaut refus. A charge pour le requérrant de saisir la justice pour faire aboutir sa recquete au fond. Dans les pays démocratiques cette situation est exceptionnelle car l'administration répond et justifie sa réponse. Dans notre pays malheureusement c'est une situation qui est une banalité que presque tous les postulants ont vécu.

       Les responsables politiques affirment que la loi a résout ce problème en donnant au citoyen le droit de saisir la justice en cas de silence de l'administration. Mais dans la pratique le citoyen se trouve dans cette situation gênante qui lui fait perdre du temps et de l'argent sans être sur du résultat, l'administration se confinant derrière le principe de son pouvoir discrétionnaire, notion dont les contours restent encore flous parce que non clarifiée ni par  la jurisprudence ni par la loi. D'autre part des problèmes de spécialisation des magistrats et de perte de temps qui serait préjudiciable pour le citoyen : prenons le cas de refus de permis de construire par le silence par l'administration et imaginons les conséquences pour le postulant qui, non seulement perd du temps mais en plus, se trouve confronté aux augmentation des prix des matériaux de construction et aux injonctions de la même administration pour terminer l'ouvrage dans les délais prévus dans le cahier des charges.

          Donc le problème est plus moral que juridique parce que le silence de l'administration est une situation exceptionnelle qui devient un problème politique quand la situation arrive à un  niveau alarmant comme c'est le cas dans notre pays. Prenons un autre exemple le cas d'une demande d'agrément d'une association quelque soit sont caractère: la loi spéciale sur les associations prévoit que si l'administration ne répond pas à cette demande dans les 2 mois l'association est considérée comme ayant été agréée. Dans la pratique cette association se trouve toujours bloquée parce que la loi n'a pas prévu le mécanisme de fonctionnement de l'agrément dans ce cas de figure, les institutions administratives exigeant le document permettant à l'association d'activer et la loi stipulant qu'en cas de silence celle-ci est considérée comme agréée. Le même problème est vécu par les investisseurs car l'opérateur dépose sa demande auprès de l'organisme administratif dont le silence peut durer causant un préjudice certain au promoteur. Dans ce dernier cas il paraîtrait que la dernière ordonnance ait durcie les conditions du silence pour l'administration qui se verrait ainsi obligée de donner une réponse dans des délais raisonnables. Mais attendons l'application de cette ordonnance car, comme nous l'avons souligné le problème est plus moral que juridique en ce sens que nos administrateurs ne se soucient de la bonne exécution des textes que lorsque ceux-ci prévoient des sanctions.

 

 

           

 

 

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Mon, 13 Nov 2006 11:24:42 GMT http://belmihoub.dzblog.com/article-98367.html
de la propreté des villes http://belmihoub.dzblog.com/article-69947.html           

   

 

      Le ministre de l'intérieur vient de déclarer sur un ton de coup de gueule que "Alger n'est pas digne d'une capital"! ( Liberté du 24/07/2006). Que peut-on conclure après une telle déclaration ? Tout simplement que la gestion des villes algériennes a toujours été chaotique. Donc la déclaration du ministre de l'intérieur arrive trop tard vu le degré de déliquescence dans lequel se trouvent nos villes. Pourquoi et comment est-on arrivé à une telle situation ?

 

 

 

 

                   

                  Le système de nettoiement et d'enlèvement des ordures ménagères et industrielles est resté figé comme dans les années soixante. Pire, on peut dire en se basant sur les constations du terrain, que celui-ci a périclité. Un responsable d'une ville algérienne est entré dans un fou rire ininterrompu lorsque je lui appris, avec naïveté et fortuitement que le mot poubelle vient du nom du préfet qui avait, le premier, instauré ce système d'enlèvement des ordures dans la ville de Paris. Cette anecdote nous renseigne sur les mentalités des dirigeants de nos villes sur la question de l'enlèvement des ordures qui continue à être perçue comme activité secondaire pour ne pas dire avilissante des attributions des communes.

 

 

 

 

         Pourtant l'hygiène et la salubrité publiques font partie des prérogatives que le code communal a assigné aux communes. D'où la responsabilité qui incombe aux élus locaux pour la protection et la prévision en matière sanitaire. Les bureaux communaux d'hygiène ne semblent considérer comme leur prérogatives que les quelques sorties sporadiques pour le contrôle des commerces. Faudrait-il un jour se départir des bilans fantaisistes présentés aux journalistes qui se résument aux nombre de locaux contrôlés, fermés ou proposés à la fermeture ? Car ces bilans ne reflètent rien de la réalité que chacun peut constater : des tas d'immondices qui encombrent les trottoirs et même les rues, les nuées de mouches et moustiques qui indisposent les passants et les odeurs nauséabondes qui agressent les narines c'est ça le bilan constaté sur le terrain.

 

 

 

 

   Quant est-il des solutions ?

 

 

 

 

    1) D'abord, une question de mentalité : cesser les slogans et considérer l'enlèvement des ordures comme une mission essentielle des communes. Les élus locaux ne semblent pas donner à cette mission la priorité qu'elle mérite c'est-à-dire la priorité des priorités. D'abord parce que c'est le visage de la ville qui se reflète à travers ses rues comme un individu se préoccupe de l'apparence de son visage qu'il soigne pour donner une bonne image de soi. La question des mentalités revient à chaque fois qu'on parle des communes car, malheureusement, celles-ci ne suivent pas l'évolution de la société et du monde et restent figées à une époque dépassée par le nombre de la population à gérer, l'évolution des m?urs en matière de consommation et d'hygiène domestique et du management local qui a introduit de nouveaux modes de gestion des services publics locaux.            

 

 

 

 

   2)  L'hygiène des citoyens et la propreté de la ville ont un coût. Cela veut dire que le citoyen devra supporter une partie de ce coût. Ensuite que le nettoiement et l'enlèvement des ordures sont devenus une activité économique qui obéit aux règles de la commercialité. En conséquence la taxe d'enlèvement des ordures doit refléter le coût réel que doit débourser le citoyen et à l'Etat de trouver un mécanisme qui permet au citoyen démuni de jouir des mêmes droits tout en bénéficiant de quelques facilités.

 

 

 

 

   3) En aval les méthodes de traitement des ordures sont restées figées sans suivre le cour des autres contrées dans le monde. Car les fumées à la sortie des villes, les gamins en haillons traînant des sacs, les oiseux et autres chiens et chats errants rodant aux alentours des dépôts d'ordure restent une image encore visible en Algérie. Les solutions des usines de traitement des ordures sont la méthode appropriée pour résoudre le problème. Pourquoi ne pas encourager ce type d'investissement par des incitations et autres avantages fiscaux ?

 

 

 

 

    4) l'inapplication des textes: le dispositif juridique c'est à dire les textes ( lois, décrets et arrêtés) ne suffit pas à lui seul s'il n'est pas suivi par l'application sur le terrain par les concernés d'abord c'est-à-dire les Présidents des Assemblées Populaires Communales.Car le code communal en fait les seuls responsables. Un phénomène qui perdure malheureusement en Algérie est celui de l'inapplication des textes que s'ils prévoient des sanctions contre les responsables chargés de leur mise en oeuvre. On revient à la question des mentalités parce que les politiques  continuent à considérer les communes non pas comme une entité administrative en charge des problèmes du citoyen mais comme une passerelle à d'autres fins personnelles et politiques.

 

 

 

 

         Il semblerait que les solutions dépendent aussi et surtout de volontés politiques. Celles-ci doivent tendre vers une politique de la ville qui serait confiée aux professionnels du management local. Cette politique libèrerait l'élu pour se consacrer à ses taches de proximité et d'écoute des citoyens et confèrerait la gestion des villes à des professionnels de l'administration locale. Malheureusement ce n'est qu'un veux dont la réalisation dépend des hautes instances politiques . ]]>
Tue, 08 Aug 2006 19:09:00 GMT http://belmihoub.dzblog.com/article-69947.html
l'élu et l'électeur http://belmihoub.dzblog.com/article-58904.html

             La representation populaire locale a toujours constituée un problème socio-politique dont l'équation est difficile à résoudre. En effet , entre population, partis,sociétée civile, entourage, clan et les autres groupes de pression l'élu est souvent en proie à une forte pression.En Algerie cette aquation se trouve plus accentuée vue les relations et le role de la famille élargie et des liens des uns et des autres, ajoutés à un clientélisme certain qui a malheureusement investi et parasité l'activité des élus locaux. Donc l'élu est confronté à une activité et à une conjugaison d'interventions et d'ingérences de la part de la tutelle ( wilaya et daira) ensuite de la part des administrés, des associations et parties politiques y compris le sien,  enfin l'entourage immédiat et lointain.Chacun ayant une préoccupation et des interrêts propres.

 

L'élu et son" programme".

 

          L'élu local ( Assemblée Populaire de Wilaya -APW-et Assemblée Populaire Communale-APC-) peut-il être choisi sur la base d'un programme? L'élu a-t-il les moyens légaux pour réaliser ce programme? Mais avant de répondre à ces questions la principale est: est ce que l'élu connait les instruments juridiques et les moyens humains et financiers qui lui seront nécessaires pour réaliser ce programme? Ces questions traduisent la difficulté du rôle que l'élu local est appellé à jouer.

 

Pour commencer; un survol historique de la question s'impose:

 

           La collectivité locale qu'était le douar,dechra,ou village a toujours éxisté par son représentant choisi par les habitants en fonction du critère de l'age, de la position sociale et  religieuse, souvent pour la durée de la vie, son remplacement s'effectuant aux  mêmes conditions.Ses décisions faisaient l'unanimité et étaient respectés.Cependant , les enjeux politiques,sociales et économiques passaient au second plan et n'avaient pas ou peu d'incidences sur le représentant de cette collectivité. Les occupants de l'Algerie s'étaient toujours appuyés sur le représentant de la collectivité lacale pour assoire leur pouvoir. Les arabes ont ancrés dans les traditions l'institution du cheikh ( englobant à la fois les notions religieuse ,d'age et de position sociale),on doit aux  turks les notions de agha,bachagha,et  kaïd que les français ont gardé, du moins dans son appelation.Mais ces responsables représentaient plus l'autorité coloniale centrale que les habitants locaux dont le représentant restait le cheikh. Celui-ci servait de courroie de transmission entre les habitants locaux et les dignitaires choisis par les autorités administratives dont les missions se réduisaient  principalement à la collecte de l'impot. La personne qui jouissait le plus de prestige auprés des habitants était apte à remplir cette mission; ceci pour s'assurer l'adhesion à defaut de soumission des populations locales. Les difficultés de la France à imposer un type de collectivité propre au pays en assurant la représentation locale était du, de l'avis des historiens, au fait colonial lui même et à l'entêtement des autorités à vouloir transposer des modèles d'organisation de leur propre pays vers le pays colonisé se heurtant au poids des colons gros propriètaires qui crégnaient pour leurs interrêts. C'était ainsi que la population locale (indigène) était regroupée dans des bureaux arabes, gérés par un militaire; et puis ,les communes mixtes ,à la différences des communes de plein exercice ,réservées aux colons.La France avait toujours refusé d'appliquer à l'Algerie les textes qui régissaient les collectivités françaises pour les raisons politiques précédemment citées.De timides réformes étaient entreprises après 1956 pour faire bénéficier les communes algériennes des mêmes textes que ceux applicables en métropole avec un support économique, le plan de Constantine, mais d'abord c'était trop tard ensuite la représentation favorisait la minorité européenne sur les algériens autochtones. Au lendemain de l'indépendance et jusqu'à 1966 des délégations spéciales furent installées pour combler le vide laissé par le départ des colons. Le code communal de 1966 et celui de wilaya plus tard avaient institué une méthode de choix des élus sur la base de certains critères qui ont été partiellement modifiés dans le sillage  du pluralisme politique introduit par la constitution de 1989,mais les critères de fond sont restés inchangés.Ce sont donc ces conditions qui restent applicables pour la présentation des candidatures et les conditions d'éligibilité des candidats aux élections locales dont on remarquera l'absence de présentation de programme de la part du candidat.Ce qui est logique étant donné que , en dépit des intentions de décentralisation ,les communes restent très largement dépendantes des wilayas qui exercent la tutelle au nom de l'Etat sur elles et donc le candidat ne peut logiquement s'engager avec un programme qui risque d'être remis en cause par la tutelle.Ce qui ne veut pas dire  qu'il est interdit au candidat de faire des "promesses" électorales à ses électeurs,c'est d'ailleurs la praitque que les candidats aux élections locales (communales et de wialya) sillonnent les localités et assistent aux différentes manifestations religieuses,culturelles,sportives dans le but de s'allier les voix des citoyens visés.Quelle est la part du programme et des "promesses" dans cette activité politique? La réponse relève plus de la culture et des traditions que de la politique. En effet , cette "pratique" a toujours existé même  du temps du parti unic où le citoyen n'avait pas à faire un choix politique mais plutôt clanique,religieux,familliale pour les zones rurales et sur la base du quartier, de l'appartenance à un cercle de travail ou d'alliance donné dans les villes  Ce shema est toujours en vigueur sauf à de rares exceptions.L'absence de programme pour le candidat aux élections locales est logique dans la mesure où l'élu n'a pas la latitude de réaliser son programme ,l'apw et l'apc étant mis sous la tutelle de l'Etat représenté par le wali.Plus, la mentalité ancrée dans les esprits est   la tendance généralement admise des citoyens est d'exposer son problème à un représentant de l'Etat ( wali,chef de daira,directeur d'exécutif , services techniques) que de recourir à l'élu. Cette attitude parait paradoxale étant donné que le citoyen a fait son choix sur l'élu qu'il "boude" pour lui soumettre ses problèmes.Mais ce paradoxe trouve son explication à deux niveaux à savoir l'efficacité et la célérité des décisions qui se trouvent plus efficaces losqu'elles proviennent de l'administration (représentant de l'Etat) et caractérisée par la lenteur lorsque les mêmes solutions émanent des élus parce que l'administrateur se conformes aux textes et maîtrise mieux la compréhension et l'application alors que  l'élu est contraint de prendre plusieurs avis d'abord du fait de sa méconnaissances des textes et de leur compréhession et assimilations ensuite compte tenu de la collégialité de la décision qui nécessite un lapse de temps plus long.le 2eme niveau pour expliquer ce paradoxe se trouve dans le comportement des élus eux-mêmes car ceux-ci se déchargent souvent de leur responsabilité au profit des représentants de l'Etat cités plus haut . Les élus vont jusqu'à "inciter" leurs administrés pour s'adresser à la tutelle.Est-ce une manière de se rebeller contre la mainmise de l'Etat? D'autres part il nous paraît que les recquerants se partagent entre ceux ( prévilligiés) qui arrivent à exposer leur problèmes directement à la tutelle ( wilaya ou daira ) et ceux qui, ne pouvant avoir ce prévillége, s'adressent aux élus et il parait que la réussite des recquetes auprès de la tutelle est plus efficace et rapide que celles adressées aux élus. L'exemple à citer pour étayer ce qui précède est sans conteste celui de la distribution des logements sociaux laquelle compétence a été retirée aux communes pour être confiée à la daira , le président d'apc ne devenant qu'un membre de la commission de daira. Ce phénomène "éloigne-t-il" l'électeur de  l'élu? Certainement, car plus les compétences des représentants de la population sont importantes et plus les citoyens se sentent concernés par les décisions prises et plus ils se rapprochent de leurs élus. La conclusion à tirer de ce qui précède est tributaire de décisions politiques dans les quelles s'imbriquent indistinctement interrêts étroits  et calculs politiques.

 

 

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Thu, 22 Jun 2006 09:17:10 GMT http://belmihoub.dzblog.com/article-58904.html
taxe de séjour http://belmihoub.dzblog.com/article-49455.html                   

                     El watan du samedi 27.05.2006 rapporte que la commune de Mers el Kébir Wilaya d'oran éprouve des difficultés pour la collecte de la taxe de séjour , selon l'auteur de l'article, cette situation  est la conséquence du refut des hoteliers de collaborer avec la commune pour faciliter la collecte de cet impot, d'une part ,et, de l'autre de la mauvaise coordination avec la recette communale.

                       Ceci est à notre avis une mauvaise appréciation des textes qui régissent les communes, notamment le code communal, les lois de finances, le code des impots etc.....

                      Pour vulgariser le sujet et ne pas s'embourber de techniques financières et administratives une définition s'impose: la taxe de séjour est un impôt indirect ( comme la taxe à l'abattage, la taxe sur les spectacles etc...) dû aux communes classées touristiques ou balnéaires ,et calculé sur la base du nombre de visiteurs non résidants dans la commune, (pour le décompte de ceux ci on a recour aux nombre de nuitée par personne  passées dans les hotels,auberges,pensions etc...) l'hotelier ou l'hébergeant est tenu de prélever un montant fixé par délibération et qui sera versé à la recette communale selon une périodicité. Il est nécessaire de savoir qu'en Algérie le pouvoir des communes en matière d'impôt est trés limité; les communes selimitant à transcrire sur leur budget les données fiscales qui leur sont communiqués par la direction des impots.Ceci pour dire que les communes n'ont aucune prise sur leurs recettes fiscales ( voir mon article sur les finances communales) .La pratique héritée de la période faste de l'économie nationale et fortement ancrée dans l'administration communale a fait que les présidents d'apc ne se manifestent que rarement auprés des receveurs communaux ( les comptables des communes) pour connaître ou suivre l'état de leurs recettes fiscales. Cette remarque est générale à toutes les recettes locales et appelle une véritable révolution du rôle et des compétences de la commune en matière de collecte de l'impot locale ,en vérité ,poumon de la commune . 

                        Au vu de ce qui précède ,donc on ne peut blamer ni les hoteliers pour leur mauvaise foi ni les recettes communales pour non collaboration mais situer le prblème au niveau des compétences communales et les attributions des présidents d'apc en matière de collecte de l'impot local et de poursuite.

 

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Sun, 28 May 2006 10:22:14 GMT http://belmihoub.dzblog.com/article-49455.html
Réalités et problèmes du personnel communal http://belmihoub.dzblog.com/article-40075.html           La question du personnel communal est primordiale parce que l'efficacité  et la vigueur de la gestion des communes en dépend  car ce personnel est le moteur de l'activité locale. le législateur doit se pencher plus sérieusement sur ce problème au lieu d'ignorer le management local et de l'apréhender sous l'angle d'enjeus  politiques et d'en confier la direction à  des élus qui,par la nature de leur régime juridique et leur situation , ne peuvent assumer ce rôle qui nécessite une formation et des compétences techniques.

              Le personnel communal est régi par les règles de la fonction publique à savoir recrutement ,formation,avancement,régime disciplinaire....

    Il se répatit en personnel administratif,  personnel technique et agents d'entretien et de voierie.Le recrutement du personnel obéit aux règles édictées par voie reglemntaire à savoir le tableau des effectifs , le niveau, les candidatures. Autrement dit le président d'APC n'est pas libre de recruter du personnel sans le respect de ces règles bien qu'il jouit de l'autorité et du pouvoir disciplinaire.

   L'origine de la provenance des fonctionnaires communaux d'encradement étaient auparavant du ressort des centres de formation administratives.ceuc ci ayant été dissouts, Les centres régionnaux de perfectionnements des personnels des collectivités locales qui les ont remplacés ne foment pas mais procèdent au perfectionnement du personnel en place.D'où la situation actuelle qui fait que les communes recourent au dispositif de luttes contre le chomage des jeunes pour faire face à la demande en personnel (filet social, emploi des jeunes, préemploi).cette insuffisance en matière de formation u personnel communal se répercute sur la qualité de service que les agents communaux offrent au citoyen.Ceci étant peut-on pour autant blamer ces agents? Non . La faute incombe aux autorités qui, pour on ne sait quelle raison, prive les communes de personnel qualifié.Le qualificatif de " parent pauvre "  caractérisant la commune est bien adapté. En 1980 et 1981 le ministère de l'intérieur avait lançait une opération de recrutement de cadres universitaires : administrateurs,conseillers aux affaires sociales et ingénieurs ,mais ,apparemment , cette opération ( campagne!) n'a pas réussis parce que presque tous les cadres recrutés ont quittés ou abandonnés, d'autres ont été versés dans le corps des cadres de la wilaya; ceux qui restent le font à leur corps défendant.Les causes sont à chercher dans le système de gestion même des communes et l'évolution de la carrière du cadre communal. Il faut le dire: un cadre communal n'a d'autres possibilité de promotion qu'à l'intérieur de la commune qui ne renferme pas de postes de responsabilité autre que secrétaire général de commune ou ingénieur-chef de service technique; postes qui ne confèrent pas à leurs titulaires, de niveau universitaire de réèlles chances de satisfaction à la mesure de leurs ambitions  parce que le code communal donne aux élus un pouvoir de décision que les cadres ne peuvent avoir. D'autres parts le cadre communal ne jouit pas d'un régime hiérarchique et disciplinaire qui lui garantit une protection contre les aléas du changement des élus à la tête des communes.

  La conséquence est maintenant établie: le gestionnaire de fait qui dispose d'une compétence et qualification est le cadre administratif ( secrétaire Général) et technique, mais paradoxalement ce gestionnaire n'est pas responsable juridiquement parce que le code communal en fait un simple éxécutant.Résultat : des cadres juridiquement simples éxecutants mais de fait des responsables de la gestion locale sous l'autorité d'élus juridiquement responsables de la gestion mais de fait profanes en management local et, par conséquent qui ne font qu'entériner des décisions prises par d'autres, (genéralement au niveau de la tutelle c'est à dire la wilaya ou la daira). deuxième conséquence de ce régime: le manque de motivation du cadre communal pour les raisons citées plus haut. conséquence: c'est la qualité de service des communes qui en souffre.D'où le nécessaire réforme qui doit s'articuler autour de la responsabilité et du statut juridiques du cadre communal dans le but d'en faire un fonctionnaire jouissance de l'autorité qui sied à son rang et lui assure une protection et une évolution dans sa carrière.

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Tue, 18 Apr 2006 09:52:03 GMT http://belmihoub.dzblog.com/article-40075.html